Construisons la transition

écologique et sociale

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Une politique pour repenser les mobilités [Programme complet]

Introduction

La  ville dispose d’une surface cyclable en sécurité de  8,7 %  de  la voirie de saint Maur, ce qui est inférieur au département. Dans le bilan de la mairie, rien n’est cité pour favoriser les transports en commun, limiter l’utilisation de la voiture personnelle, diminuer la vitesse de la voiture. Il n’est pas fait mention non plus de la pollution sonore et atmosphérique liée au trafic (il n’y a d’ailleurs pas de station de mesures sur la ville). Il n’y a aucun objectif chiffré clairement définis (et pas d’étude sur l’existant)  ni une politique  de gouvernance des mobilités. Pourtant ces dernières années ont vu une accélération de la pratique du vélo et des aménagements cyclables opérés par les collectivités. Saint-Maur peut rattraper son retard.

Nous voulons mettre en œuvre une réelle gouvernance des mobilités et élaborer avec le Territoire Paris Est Marne et Bois dont dépend la commune, un plan local de déplacements  exhaustif, réalisé avec des experts, des utilisateurs , des associations, des entreprises locales et des riverains.

Ce plan permettra de définir et de construire à horizon 10 ans, de manière précise, l’ensemble des mobilités que nous souhaitons dans notre ville.

Nous voulons donner une vraie place aux mobilités douces (piétons,  vélo, micro mobilités), accroitre l’offre de transports en commun dans la ville, redimensionner les flux motorisés de transit (notamment poids lourds), limiter l’usage de la voiture individuelle en proposant de vraies solutions alternatives.

Ce plan de déplacements sera constitué de plusieurs programmes élaborés ensemble de manière cohérente :

  • Un plan de réduction de la vitesse sur la commune
  • Un plan Piéton ambitieux avec création de zones piétonnes
  • Un plan Vélo ;
  • La création d’un service de navettes municipales pour desservir tous les quartiers

Réduire la vitesse et passer la ville en zone 30


On le sait tous, la rue n’est pas une route. Rues, ruelles, impasses, artères et autres voies de notre ville ne sont pas identiques aux nationales, départementales et rocades extra-urbaines. Une évidence pour tous ? Pas au regard du code de la route puisque la même logique routière s’y applique.

Pour cela, il y a urgence à  redéfinir la hiérarchie des usages dans notre ville : nous pensons en effet que les rues de Saint Maur ne doivent pas être réduites à une somme de voies dont l’objectif premier est de faciliter la circulation automobile, assignant à résidence les plus vulnérables et empêchant les choix des autres mobilités.

Pourquoi limiter à 30 ?

La limitation à 30 km/h permet de réduire considérablement le risque d’accidents et leur gravité, mais aussi de diminuer les nuisances sonores et la pollution. La limitation de vitesse à 30 km/h favorise les modes de déplacement doux car elle diminue le différentiel de vitesse entre les voitures et les autres usagers (piétons, cyclistes)

À 30 km/h, la rue est plus sûre et plus paisible. Le partage de l’espace entre piétons, cyclistes et conducteurs y est plus facile.

Comment faire ?

Faire la ville 30 par « petits pas » avec des aménagements qualitatifs prend 30 ans, c’est ce qu’ont fait Lorient et Sceaux par exemple. Nous pensons qu’il est urgent d’agir et, fort heureusement, il est possible d’aller beaucoup plus vite à condition de changer d’approche : nous instaurerons  la ville 30 rapidement avec des aménagements légers et de la communication afin de marquer les esprits et d’acter que l’on a changé de monde, puis au coup par coup, construire les aménagements durables au gré des rénovations de voirie ou à l’occasion de la création du réseau cyclable par exemple.

Zollikon (Suisse) est ainsi passée à 30 en 2 mois en 2004 et Fontainebleau en une journée en 2010 !

Evidemment notre ambition est de travailler avec des experts en aménagements et en lien étroit avec le conseil départemental, gestionnaire des principaux axes de transit.

Quels gains ?

En termes de bruit, diminuer la vitesse de 40km /h à 30km/h diminue le bruit de -3,6dB(A), soit de plus de moitié; (et passer de 50 à 40km/h diminue le bruit de -2,8dB(A))

En termes d’accidentologie :

Un choc à 50km/h contre un piéton ou un cycliste et le risque de mortalité pour ce dernier est de 80%
à 30km/h le risque de mortalité n’est plus que de  15%..

On dénombre chaque année chaque année à Saint Maur environ 150 blessés dont 10 blessés graves  (données 2016) ce qui représente  plus de 2000 blessés depuis 2005. Et  14 personnes ont perdu la vie dans nos rues entre 2005 et 2017.

« Rouler a 30 ? Je vais perdre du temps ! »

L’impact en termes de perte de temps est négligeable (Saint Maur compte beaucoup de feux) : et limiter la vitesse à 30 km/h fait perdre en réalité très  peu de perte de temps.

A titre d’exemple, aujourd’hui, pour un trajet entre la gare RER La Varenne-Chennevieres et la gare  RER Saint Maur Créteil :

  • Il faut 6 minutes en RER (sans le temps d’attente)
  • Il faut 12 minutes à vélo
  • Il faut 11 minutes en voitures ou à scooter dans une circulation fluide limitée à 50. A 30km/h il faudra moins de 12 minutes (puisque c’est le temps mis à vélo)

Et en réduisant le trafic nous réduisons bien sûr également la consommation énergétique les émissions de gaz à effet de serre  et la pollution atmosphérique par les particules fines !

 

Un plan piéton avec le développement  de zones piétonnes,  en lien avec les entreprises et les riverains


Saint Maur fait encore partie des très rares villes dotées d’aucune rue piétonne permanente. On peut légitimement se demander pourquoi.

Nous avons deux priorités en termes de piétonnisation ;

  • Protéger les publics particulièrement vulnérables : enfants, écoliers, personnes âgées… certaines rues de notre ville regroupent plusieurs établissements accueillant ces publics fragiles : crèches, centres aérés, écoles, maisons de retraite… les rendre piétonnes permettrait d’améliorer le cadre de vie en les  sécurisant et faisant baisser les pollutions sonore et atmosphérique.
  • Développer des pôles d’attractivité commerciale en créant des rues qui deviennent de vrais buts de sortie pour les Saint Mauriens et les habitants des villes alentour

Protéger les publics vulnérables :

Protéger les personnes vulnérables, c’est permettre à tous une rue praticable indépendamment de l’âge, de la condition physique ou météorologique en augmentant le nombre de bancs permettant aux personnes peu mobiles des aires de repos ombragés et en ne permettant pas d’entraver la circulation des poussettes et fauteuils roulants.

Pour les rues qui ne pourraient  être totalement piétonnisées, nous étudierons des solutions de piétonisation temporaire (aux horaires d’entrée ou de sortie d’école) à l’instar de ce qui est pratiqué avec succès dans de plus en plus de rues de Paris par exemple.

Un recensement des zones concernées sera effectué dès le début de la mandature et nous constituerons des groupes de travail associant experts,  utilisateurs, établissements et riverains des rues concernées, que nous impliquerons en totale transparence dans le projet.

Développer des pôles d’attractivité commerciale

De très nombreuses études ont démontré que, contrairement à l’idée reçue, ce n’est pas la place laissée à la voiture les facilités de circulation et de stationnement qui permettent au commerce local de se développer. En effet, nous pensons que l’accessibilité, qui est fondamentale pour l’activité commerciale, ne se résume pas – loin s’en faut s’agissant d’une ville comme Saint-Maur – à l’accessibilité routière. Et une bonne accessibilité routière ne signifie pas qu’il faut maintenir des places de stationnement devant la porte de chaque enseigne, ni qu’il faut maintenir la circulation automobile dans chaque rue.

Pour l’automobiliste, arriver dans des rues remplies de voitures et soumises aux nuisances du trafic n’aurait que peu d’intérêt et ne lui donnerait pas spécialement envie de consommer…

Et s’il n’est pas toujours possible de stationner juste devant la porte du magasin, on peut bien souvent se garer facilement si on accepte de marcher 5 minutes, d’autant que les parkings publics existent dans notre ville.

Il faut alors que le trajet soit agréable et sûr, que les trottoirs soient larges et pas trop encombrés, les rues pas trop bruyantes dans lesquelles on puisse marcher dans de bonnes conditions et déambuler d’un commerce à l’autre… en résumé, que la place hégémonique accordée aujourd’hui à la voiture soit accordée aux clients !

Le rôle d’une municipalité est de faciliter le développement du commerce local. C’est l’intérêt de tous. Nous voulons développer des pôles d’attractivité commerciale en créant des rues qui deviennent de vrais buts de sortie pour les Saint Mauriens et les habitants des villes alentours, des rues  dans lesquelles  les piétons sont rois, passent d’un magasin à l’autre, s’installent aux terrasses, se rencontrent, et consomment local.

Cette idée est d’autant plus réaliste que trois de nos quartiers les plus commerçants (rue Baratte-Cholet, avenue du Général de Gaulle, rue Saint Hilaire) sont situés à proximité immédiate de parkings publics très bien dimensionnés qui permettraient de faire venir des clients des villes limitrophes. Par ailleurs la fermeture à la circulation de la rue baratte Cholet le samedi matin (jour de marché) et l’afflux de clients dans les commerces prouve que cette idée est viable et mérite d’être déployée plus avant.

Pour ce faire, dans le cadre de notre plan mobilités, nous engagerons dès le début de la mandature une étude approfondie associant experts, commerçants, clients et riverains des rues concernées, que nous impliquerons en totale transparence dans le projet. Nous organiserons des rencontres avec les associations de commerçants et de riverains d’autres villes passées en zones piétonnes. Cette étude visera à identifier de manière exhaustive les avantages  et inconvénients de ce type d’aménagement, mais aussi à prendre en compte les spécificités locales, et à  établir un calendrier réaliste de mise en place.

Au delà de l’accroissement de l’attractivité du commerce local et du développement de l’économie locale démontrés par toutes les expériences existantes, rendre piétonnes des rues permet de diminuer la circulation  motorisée avec moins de pollution sonore et atmosphérique, plus de sécurité, et au final un bien meilleur cadre de vie.

Deux exemples

  • Strasbourg est première au classement Procos (Fédération représentative du commerce spécialisé) des centres-villes marchands les plus dynamiques… et c’est également la Métropole de province ou l’utilisation de la voiture est la plus faible.
  • Arras (40000 habitants) a piétonnisé une des 2 places de son centre-ville. Les commerçants étaient inquiets au départ mais ont constaté depuis une forte augmentation de la fré

 

Un plan vélo vraiment ambitieux

La  surface cyclable dont dispose notre ville ne représente que  8,7 %  de  la voirie de saint Maur, ce qui est inférieur à l’objectif annoncé par la municipalité sortante et à ce qui est mesuré dans les autres communes du Val-de-Marne [

Pourtant, on a vu émerger depuis quelques années une demande croissante des citoyens de  pouvoir se déplacer à vélo dans leurs trajets quotidiens, de nombreuses collectivités ont commencé à prendre en compte le vélo comme un mode de transport à part entière, et à réaliser ou programmer des  politiques d’aménagements cyclables.

La grève des transports de la fin 2019 a fait exploser la pratique du vélo en ville, démontrant par la preuve tous les atouts que des réseaux cyclables de qualité peuvent représenter pour les villes qui en sont équipées.

Malgré cette demande sociétale croissante, la municipalité de Saint Maur n’a pas voulu prendre en compte le vélo comme un moyen de transport du quotidien ,  préférant le considérer comme un loisir du week-end.

Il suffit de constater le décalage entre l’aménagement de la piste cyclable de la Pie, propice à la « promenade du dimanche », et l’absence criante d’aménagements pour le vélo du quotidien, dont la pratique est toujours aussi dangereuse dans la plupart des rues de la ville.

Nous voulons que Saint Maur rattrape son retard et devienne exemplaire  :

 

Nous voulons mettre en place un VRAI plan vélo et aménager la ville de telle sorte que, dans 10 ans (en 2030),  un élève de 6ème puisse aller à vélo en toute sécurité, à  n’importe quel endroit de Saint Maur.

… Mais au fait, un collégien de 2030, c’est un bébé d’aujourd’hui !

Pour illustrer notre proposition, nous allons donc vous raconter l’histoire de Louise.

Louise c’est un bébé d’aujourd’hui qui entrera au collège en 2030, et c’est à travers ses yeux que nous allons vous faire le récit ce que nous voulons pour Saint Maur.

Nous voulons que Louise  puisse voir, dans les premières années de sa vie, les rues de notre ville se transformer, avec la création de vraies pistes cyclables, de plus en plus nombreuses et reliées entre elles, créant un réseau sûr, confortable, continu, qui connecte entre eux les quartiers de Saint Maur, qui dessert les 4 gares RER, les rues commerçantes, les installations sportives, les établissements scolaires, les pôles culturels,… Un réseau ouvert sur l’extérieur puisque raccordé au réseau express vélo régional.

Nous voulons en effet que les parents de Louise laissent de plus en plus souvent leur voiture au garage, et utilisent leurs vélos pour se déplacer sur 2, 3, ou même 10 kilomètres. Nous voulons qu’ils fassent ce choix parce que nous aurons fait tout ce qu’il faut pour que ce soit facile, agréable, sûr et surtout très pratique. (Tout le contraire d’aujourd’hui !)

Ce sera pratique parce que dans toute la ville, ils pourront trouver un emplacement aménagé et sécurisé pour stationner leur vélo dans un rayon de 50 mètres.  Des stationnements couverts et dimensionnés  seront aménagés dans les lieux très fréquentés par le stationnement vélo (par exemple à proximité des gares)

Pour ce faire nous convertirons des places de stationnement voiture (1 place voiture permettra de garer environ 8 vélos) ou de l’espace public libre, 

Nous voulons aussi favoriser une dynamique locale liée au vélo, que ce soit des ateliers de réparation et d’entretien (artisanaux ou associatifs), des magasins de vélos pour y trouver de bons produits, des conseils et des services, créer des bourses d’occasion, etc…

 

Mais revenons à Louise.

Au  cours de son enfance,  Louise,  comme tous les enfants de St Maur, aura  suivi de cours pour apprendre le vélo et le partage de la rue. Des cours qui pourront être donnés, par exemple, par des associations locales.

Les adultes qui le souhaitent ne seront pas en reste puisqu’une vélo école pour adultes dispensera des cours pour tous ceux qui ne se sentent pas suffisamment à l’aise pour se lancer seul à vélo. Cela permettra entre autre aux populations les plus défavorisées qui font souvent face à des problèmes de mobilités importants de pouvoir accéder à un moyen de transport économique.

Enfin, nous voulons que Louise devenue collégienne, puisse utiliser son vélo (subventionné par la commune) seule et en toute sécurité pour aller au collège, au gymnase, à la médiathèque à la piscine, ou simplement chez ses ami.e.s.

Pour atteindre cette ambition et rendre tout cela possible, nous souhaitons associer les utilisateurs et les experts, pour véritablement « changer d’échelle » et fixer  les étapes d’un calendrier ambitieux mais réaliste pour faire de la pratique du vélo une priorité de notre ville.

4- Créer un service de navettes municipales


L’offre de bus est insuffisante à saint Maur notamment aux heures de points entre les quartiers résidentiels éloignés (La Pie, les Muriers, Vieux Saint Maur par exemple) et les gares. De fait de trop nombreux Saint Mauriens ont recours à la voiture pour se rendre à la gare.

Nous proposons de créer un service municipal de navettes électriques avec une fréquence élevée en heure de pointe (7h-9h puis 17h- 20h) entre les quartiers identifiés et les gares les plus proches

En journée ce service sera déployé pour relier les quartiers entre eux et permettre ainsi à ceux qui n’ont pas de véhicule de pouvoir se déplacer dans la ville.

Le mercredi et le samedi, une ligne pourra être créée pour desservir les installations sportives et culturelles

Ce projet représente un budget important pour la Ville mais, il crée et permet l’emploi, il est vraiment utile et contribue à rendre la ville attractive, notamment certains quartiers éloignés.

5- Refondre le stationnement dans notre ville


Tout le monde s’accorde pour dire que la question du stationnement, au delà d’être un sujet épineux, a été très mal géré par la municipalité sortante.

Nous allons remettre à plat le stationnement dans la ville et :

  • nous mettrons fin au stationnement anarchique des véhicules sur les trottoirs, ce qui est – rappelons-le – non seulement interdit par le code de la route, mais en outre dangereux pour les piétons notamment les plus vulnérables (fauteuils roulants, poussettes) qui doivent bien souvent marcher sur la chaussée faute de place

Pour ce faire nous proposerons des alternatives à ces automobilistes (stationnements matérialisés sur la chaussée, parcs de stationnement)

  • s’agissant des deux roues motorisées, nous créerons des emplacements matérialisés et réservés en nombre suffisants pour que tout conducteur de deux-roues puisse trouver une place dans un rayon de 200m, et nous rendrons payant le stationnement des deux roues motorisés à l’instar de ce qui a été fait à Vincennes et Charenton
  • pour que le budget soit équilibré et ne représente plus une charge pour la commune
  • nous installerons des bornes de recharge de véhicule électrique au gré des travaux de réaménagement des voiries

 

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