Construisons la transition

écologique et sociale

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Point 24 du CM du 15 décembre sur la politique de stationnement

Point24-Rétrocession-Parking

Intervention de Fabrice CAPRANI sur la politique du stationnement

L’opportunité de récupérer un vaste espace en sous-sol devrait nous permettre de réfléchir à une stratégie de stationnement dans le quartier et de nous interroger sur les réels besoins.

Pour notre part nous sommes convaincus que tout création d’espaces de stationnement en sous-sol doit être, a minima, accompagnée par la suppression de la même quantité de places de stationnements en surface. Ainsi nous pourrions libérer les trottoirs des voitures et permettre aux piétons, (la marche à pied, 1er mode de transport) de bénéficier de conditions normales pour circuler. Multiplier également l’installation d’arceaux vélos, couverts et sécurisés et indispensable à la mise en place d’un « système »vélo, qui se substituera progressivement dans notre ville à ce « système » voiture que nous connaissons.

Aussi ce nouvel équipement dédié à l’automobile du jardin des facultés doit s’inscrire dans une vaste réflexion sur l’usage des parkings et nous interroger sur leur utilité et plus largement sur la place de la voiture en ville.

A titre d’exemple le parking de la Louvière 2, situé derrière la gare RER du Parc est vide au trois-quarts le plus souvent. Il est emblématique des mauvais choix de vos majorités successives. Alors qu’un projet alternatif d’espace vert accessible public dans un quartier qui en est dépourvu vous avait été proposé vous avez préféré bitumer cet espace de pleine terre et cela pour seulement quelques autos ! Voici une aberration écologique (imperméabilisation, création d’un ilot de chaleur, perte de biodiversité) qui, sans parler de son coût, devrait vous alerter. Il est clair que cet espace si peu fréquenté ne répond même pas aux attentes des automobilistes puisque les voitures continuent de se garer en double file avenue du général de Gaulle obstruant la piste cyclable dont le marquage aura bientôt disparu.

Cet échec doit inciter la municipalité à une réflexion globale visant à réduire la place de l’automobile tout en favorisant systématiquement les mobilités actives.

Libérer les trottoirs des voitures, installer des bancs pour les piétons, créer des pistes sécurisées et des arceaux couverts pour les vélos, y planter des arbres pour le bien-être de tous, voilà ce qu’il nous faut.

Réponse de Messieurs Berrios et Delecroix :

« Je ne suis pas contre les voitures, ni les vélos, ni les piétons… »

« le monde des bisounours…éco-quartier, mail commerçant, collège… les personnes seront contentes de se garer en sous-sols pour faire leur courses ; les étudiants 10/100 ont des voitures ; imaginer un pays sans voiture est inimaginable il faut des voitures, les commerçants seront contents d’avoir des clients qui pourront venir en voiture.

Remarques :

  • Le maire et PM. Delecroix ne répondent pas sur l’échec du parking Louvière 2.

  • Ils parlent de l’automobile comme un véhicule indispensable en ville, alors même que la plupart des déplacements en ville font moins de 3 km et donc sont susceptibles d’être réalisés à pied ou à vélo ;

  • Ils oublient le trafic induit, quand on construit un parking automobile on favorise le trafic automobile et donc on rend plus dangereux la ville ;

  • Ils évoquent les souhaits des commerçants, qui veulent des places de parking pour leurs clients, mais ils taisent les nombreuses études, certaines très récentes comme à Lille, qui montrent que la plupart des clients viennent dans les commerces de centre-ville en transport en commun, à pied et à vélo. La voiture ne représentant que 8% des clients.

M. Delecroix évoque pour la 2ème fois cette image enfantine des Bisounours.

Croire que favoriser en ville un moyen de transport, l’automobile, polluant, encombrant, dangereux, utilisant des ressources de plus en plus rares, pesant 1.5 t pour transporter le plus souvent une personne serait le summum du raisonnable est certainement, comme le dit M. Delecroix, croire que l’on vit dans un monde de « Bisounours ».

Nos propositions de favoriser dans notre ville la marche à pied, en libérant les trottoirs, inciter à l’usage du vélo en créant un véritable schéma cyclable sécurisé, constituent un socle très rationnel pour répondre aux défis du réchauffement climatique, de l’épuisement des ressources, de la diminution de la biodiversité. Ce sont les scientifiques qui nous le disent pas les Bisounours.

 

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