Construisons la transition

écologique et sociale

Construisons la transition

écologique et sociale​

Une politique en faveur de la transition énergétique dans le bâtiment [Programme complet]

Le Contexte

Notre commune est très en retard : elle n’a engagé aucune action proactive pour développer les énergies renouvelables ou l’efficacité énergétique alors que de nombreux programmes de la Région, de l’Etat ou de l’Europe apportent soutient technique et financier

Le contexte est pourtant favorable à l’audace : La loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV) fixe des objectifs au niveau national, de réduction des  consommations énergétiques finales (-50% en 2050/2012), d’augmentation de la part des énergies renouvelables (32% en 2030), de performance énergétique des bâtiments (100% des logements BBC en 2050).Le rôle des collectivités locales est renforcé pour mobiliser les territoires ; la Région est chef de file pour l’efficacité énergétique.

Les Territoires métropolitains doivent élaborer un Plan Climat Air Energie (PCAET) qui décline le plan régional (SRCAE) via le Plan métropolitain (PCAEM). Le Plan Climat Air Energie (PCAET) de notre territoire Paris Est Marne et Bois est en cours d’élaboration, le projet a été voté le 16 /12/2019.

Les objectifs du PCAET, qui découlent de la LTECV, sont donc ambitieux :

  • Réduction des consommations énergétiques finales, -33% en 2030, -52%en 2050
  • Production d’énergie renouvelable et de récupération, 5% en 2025, 7% 2030, 11% 2050

Pour atteindre ces objectifs de nombreux dispositifs sont mis en place qui offrent des opportunités, notamment pour des opérations pilotes 

Saint-Maur doit s’inscrire dans ces démarches qui ouvrent droit à accompagnement et financement : Cit’ergie, fonds air-bois, appels à projets du Programme d’Investissement d’Avenir comme « territoires d’innovation » (parmi les premiers lauréats, Dunkerque pour l‘énergie ,  Cœur-Essonne pour « Sesame le bio s’ouvre à vous », Région Ile de France pour construire le futur-habiter le futur), ou « économie circulaire, éco-efficience dans l’industrie, l’agriculture, l’eau », programmes Feebat (formation économie d’énergie, EDF), ACTEE (action des collectivités pour l’économie d’énergie portée par EDF et FNCCR)….

Notre ville dans 10 ans

Nous avons réussi à économiser 20% d’énergie par rapport à 2020, et certaines de nos toitures produisent une électricité vraiment locale et renouvelable. Nos dépenses sont enfin maîtrisées.

Les logements, les écoles, les équipements sportifs, les locaux des services municipaux…sont plus confortables, moins vulnérables aux évènements climatiques extrêmes. L’ilot de chaleur est atténué grâce à une végétation omniprésente qui améliore notre cadre de vie, et évite le recours à la climatisation.

 

Les propositions

Pour respecter les objectifs du PCAET en matière d’énergie, Il y a trois possibilités d’action : sobriété dans les usages, efficacité énergétique, production locale d’énergie renouvelable. 

Constat : Il est moins couteux et plus facile à court terme, de maîtriser la consommation (sobriété) et d’éviter les gaspillage(efficacité), que de produire davantage de ressource locale et renouvelable : Sobriété et efficacité sont essentielles

La sobriété c’est souvent redéfinir les besoins réels, s’intéresser aux usages ; L’efficacité c’est le bon produit/usage 

Exemple de l’éclairage public (38% de la facture d’électricité des collectivités en moyenne)

Quels sont les besoins réels : éclairer qui (piétons, vélos, automobilistes…) ne pas éclairer qui (oiseaux, papillons, petits mammifères…), quoi (trottoirs, chaussées, arbres, nuages…), quand (horaires), où (axes, places, promenades, monuments, trame verte…) …

Quel produit efficace selon les différents besoins ? hauteur de l’éclairage, direction du flux lumineux, intensité selon l’horaire, couleur de la lumière ayant le moins d’impact pour la faune …quelle opportunité de mise en œuvre, quelle économie, quelle gestion…

Et à la clef des économies substantielles dans les communes ayant fait l’exercice et le retour des hérissons et chauve-souris (l’adhésion à la charte de l’éclairage durable élaborée avec le Museum d’Histoire Naturelle permet de bénéficier des retours d’expériences précédentes) 

A : SOBRIETE ET EFFICACITE ENERGETIQUE

1- Créer un service municipal en lien avec les autres services municipaux, dédié à la transition énergétique :  3 axes : favoriser la rénovation énergétique du bâti public et privé, inciter à la maîtrise de l’énergie, piloter les actions de sensibilisation. Ce service est financé par les programmes de développement durable de l’Etat (ACTEE).

Isolation et gestion économe des équipements publics

2 –  Redéfinir les besoins réels à satisfaire avec les services et les usagers, réaliser un audit énergétique du patrimoine, et élaborer un programme de rénovation énergétique.

3 –  Généraliser les Contrats de Performance Energétique (CPE) par lesquels le prestataire s s’engage sur les économies d’énergie.

4 – Généraliser les contrats de fourniture d’électricité gérés par la ville faisant le choix d’une « véritable » énergie 100% locale et renouvelable (Enercoop, Ilek…)

Le CPE est un contrat passé entre une maîtrise d’ouvrage (privée ou publique qui porte le projet) et des opérateurs spécialisés dans les services énergétiques, les SEE (société de services énergétiques) ou les SOTI (société opératrice de tiers investissement) qui le réalise. Il répond aux objectifs du Grenelle et a pour but d’améliorer la performance énergétique d’un bâtiment grâce à des investissements dans des travaux, des fournitures ou des services. Ces investissements peuvent être portés par le maître d’ouvrage ou par un tiers.

Ces performances énergétiques sont préalablement fixées (exemple : une baisse de 25 % des consommations d’énergie est attendue au bout de 2 ans, après travaux d’une chaufferie, par rapport à une consommation de référence). Sur la base de cette situation de référence, qui doit obligatoirement être chiffrée, des mesures sont effectuées régulièrement afin de vérifier l’efficacité des travaux menés par le fournisseur. En cas de non-respect de ces engagements, l’opérateur pourra faire l’objet de sanctions financières. Face au patrimoine des collectivités territoriales, le CPE apparaît comme un outil privilégié pour la réduction des consommations d’énergie. En France, le secteur du bâtiment est celui qui consomme le plus d’énergie parmi tous les secteurs économiques : 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Cela représente 43 % de l’énergie finale totale (source Ademe).

https://www.cohesion-territoires.gouv.fr/contrat-de-performance-energetique-pour-les-collectivites-territoriales

 

Isolation et gestion économe des logements privés,

5 – renforcer l’espace info-énergie (agence de l’énergie du Val de Marne) ou adhérer à l’Agence Locale de l’Energie (ALEC-MVE) de manière à bénéficier de permanences régulières en mairie. 

6 – Copropriétés : organiser l’accompagnement, soutenir Energies Posit’if qui conçoit, réalise et préfinance les travaux).

7 – Réaliser une thermographie aérienne, suivie d’une formation d’élus et techniciens pour analyse des résultats et sensibilisation, et repérage de la précarité énergétique en lien avec le CCAS.

8 – Accompagner les professionnels de la rénovation (formation, achats groupés, revente CEE…) financement : programme FEEBAT (EDF).

Sensibilisation : les politiques de rénovation doivent absolument être accompagnées d’une politique de sensibilisation pour éviter l’effet rebond qui n’aboutit qu’à plus de confort.  

9 – mettre en œuvre un programme de sensibilisation dans les écoles (programme Watty avec ateliers et rebonds vers les familles), et pour les copropriétaires (coaching énergétique des co-pro, programme Récif)

Notre Territoire, a adhéré à Agence Locale de l’Energie de l’Est Parisien (ALEC-MVE), mais pas Saint-Maur : les saint-mauriens peuvent bénéficier de conseils (tel ou rvs), mais pas de permanence sur place. A Saint-Maur les permanences sont assurées par l’agence de l’énergie du Département

2- Inscrire la transition énergétique dans les règles d’urbanisme

 Selon le Code de l’Urbanisme, art L101-2, Le PLU doit prendre en compte les problématiques énergétiques et climatiques. Le PLU doit laisser place à un PLUI qui doit prendre en compte les préconisations du PCAET et devrait donc comporter les obligations suivantes à mettre en œuvre à Saint-Maur : 

10 – Imposer pour la construction neuve (et les réhabilitations lourdes) d’atteindre la performance énergie passive,  et viser des bâtiments à énergie positive  à l’horizon 2030.

11 – lutter contre les ilots de chaleur, pour éviter le recours à la climatisation dans les bâtiments : revêtements de sol réducteurs de chaleur, et végétalisation systématique de l’espace public amplifiée par une participation citoyenne encouragée

– favoriser des villes intenses c’est-à-dire, favorisant les échanges de proximité, vivantes (versus monofonctionnelles et désertes une partie du temps) grâce à la mixité fonctionnelle et sociale…cette mixité, permet les courtes distances, les modes de déplacement doux, et la maîtrise des besoins en énergie.

B – PRODUCTION D’ENERGIE LOCALE ET RENOUVELABLE

1 Solaire

Plusieurs Coopératives solaires citoyennes émergent actuellement en IDF (grâce au financement de collectivités) :  Enercit’if (Paris), Electrons solaires 93 (les Lilas), Plaine énergie Commune, Sud Paris Soleil (Arcueil et Cachan, avec financementCD94)

Modèle : panneaux photovoltaïques installés en toitures existantes et revente de l’électricité à Enercoop à un prix garanti et majoré ; de préférence sur grandes toitures (300 m2), bien exposées, bonne étanchéité indispensable (c’est le risque principal).

Modèle simple, mais seulement débloqué par l’investissement lourd notamment financier des collectivités qui fournissent également les toitures, écoles en général. Soutien technique de « Energie partagée »

 Bénéfices secondaires : pédagogie, travail citoyens-collectivités, ancrage local (possibilité d’associer les écoles, par exemple avec un concours sobriété énergétique)

De nombreuses expérimentations ailleurs avec d’autres modèles : Ville d’Avray en Transition associe géothermie et solaire pour le fonctionnement des PAC (copropriétés), autoconsommation (à Langouet) ou avec stockage dans des batteries de voitures en 2eme vie à Malaunay. 

Propositions

12 – Soutenir activement les projets de coopérative solaire citoyenne, en étudiant la possibilité d’installation de panneaux photovoltaïque sur les toitures des équipements publics. Couvrir progressivement les équipements publics de panneaux solaires, thermiques, photovoltaïques, ou hybrides selon les besoins de l’équipement. 

13 – Sensibiliser les propriétaires occupants à l’intérêt de l’énergie solaire pour la production d’eau chaude et un complément de chauffage

2 Géothermie 

L’objectif régional est de multiplier par 2 l’énergie géothermique entre 2018 et 2030 

– la géothermie profonde, haute température (Créteil puits à 1800m, géré par Dalkia filiale EDF) nécessite un réseau de chaleur, un terrain de 5000 m2, une densité importante et/ou de grands équipements (piscine, rives de la Marne) c’est donc difficile à Saint-Maur, sauf extension de réseau existant dans les communes voisines.

Le réseau de Créteil doit être prolongé jusqu’à l’Hôpital Intercommunal (2021), ce qui permettrait de desservir l’ensemble des logements du quartier Rives de la Marne, si le bailleur est intéressé (cela dépend de son chauffage actuel). C’est une opportunité à étudier.

– la Géothermie basse température (puits jusqu’à 100m), ou réseau enterré (30cm) pour chauffer un/des immeubles est pertinente et devrait systématiquement être envisagée dans les opérations neuves (planchers chauffant). 

La géothermie basse température à partir de l’eau de la Marne, associée à des panneaux solaires est également à étudier (exemple de la Maison de la radio à Paris)

3 Bois énergie 

Un foyer ouvert a un rendement énergétique faible (10%), et émet des particules (87kg /an)

Un foyer fermé flemme verte 5 étoiles a un rendement énergétique fort (80%), et émet peu de particules (3 kg/an). Source Ademe.

14 – Promouvoir le remplacement des cheminées à foyer ouvert par des foyers fermés, nouveau label « flamme verte 7 étoiles » (fonctionnant avec bois très sec, granulés) 

Les Chaufferies bois ne paraissent pas pertinentes (transport et stockage du bois difficiles)

La récupération de chaleur des eaux usées est possible si les volumes sont suffisants et doit être étudiée dans ce cas.

4 Turbines ou hydroliennes fluviales

Saint-Maur est entourée par la Marne ; l’implantation d’une turbine pourrait être envisagée à titre expérimental et pédagogique dans le cadre de l’écopôle.

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