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Consultation publique PLU : protégeons vraiment les arbres !

La Ville a mis à la disposition du public sur son site la modification simplifiée n°2 du PLU de Saint-Maur. Cette modification simplifiée est présentée comme permettant de corriger des erreurs ou des incohérences, et d’adapter le PLU à l’évolution du contexte urbain communal. 

Au sujet des Arbres Remarquables 


Ainsi suite à l’émoi créé par le projet de construction immobilière autour du Grand Chêne et le scandale de maltraitance du Hêtre Pourpre de l’ancien square public  de Pforzheim, le seuil du périmètre inconstructible aux abords des arbres remarquables passe de 5 à 10 mètres. 

Cet ajustement ne sera pas suffisant pour protéger ces arbres remarquables : il faut a minima protéger toute la zone d’emprise sous le houppier et y ajouter une bande de protection dau minimum 3 mètres. Il semble même nécessaire pour des grands arbres remarquables qui se sont développés dans un environnement très peu contraint, tel qu’un parc, de ne pas construire dans un rayon de 20 mètres autour de leur tronc.

En effet, le houppier (l’ensemble branches-rameaux-feuilles) est vital pour l’arbre puisque c’est là que se déroule la photosynthèse. Le réduire signifie affaiblir l’arbre. Les racines sont, elles aussi, essentielles : elles alimentent l’arbre en eau et sels minéraux. Invisible et enterré, le système racinaire d’un arbre est plus développé qu’il n’y paraît : il se développe même au-delà du houppier. Il faut donc protéger une large zone au pied de l’arbre. 

Cette modification doit aussi être l’occasion de compléter le règlement de la zone U3 où ne figure aucune limite à l’exhaussement de sol au-dessus du collet d’un arbre remarquable. 


Au sujet des autres Arbres



Cette modification doit aussi être l’occasion de corriger  le PLU au sujet des autres arbres. En effet, les arbres présents à Saint-Maur, qu’ils figurent dans la liste des arbres remarquables ou non, apportent une réelle «valeur ajoutée» à notre cadre de vie. Mais aujourd’hui il est possible d’enfouir leurs racines sous 30 cm de remblai, ce qui enterre le système racinaire et condamne l’arbre. Il est aussi possible d’imperméabiliser le sol à 3 m du tronc, ce qui met gravement l’arbre en danger dès lors que celui-ci a un développement raisonnable. 

Extrait du PLU actuel : 

- Dans le PLU Actuel en zone U.2 (Grands Axes), aucun exhaussement de sol au-delà de 30 cm n’est autorisé au-dessus du collet d’un arbre conservé et aucun affouillement de sol n’est autorisé dans un rayon de 3 m autour du collet d’un arbre conservé. Pour les nouveaux arbres, ils doivent prioritairement être plantés en espace vert de pleine terre. Si ce n’est pas le cas, tout arbre planté doit avoir une fosse de plantation : arbres de petit développement et de moyen développement ( 1,30 m X 1,30 m X 1,30 m), arbres de grand développement (2 m x 2 m x 2m).

- Dans le PLU Actuel en zone U.3 (Zone Pavillonnaire), toute construction nouvelle devra respecter une marge de recul minimale de 5 m par rapport au collet des arbres. L’imperméabilisation des sols (béton, ciment, enrobé...) sera interdite à proximité des arbres (dans un rayon de 3m autour du tronc).

À ce régime-là, les arbres saint-mauriens n’atteindront jamais l’âge d’arbres vénérables. Pourtant, des tilleuls, des platanes peuvent vivre plus de 500 ans ; mais pour cela il faut prendre soin de leurs racines, les protéger (même s’ils ne sont pas remarquables), ne pas les tailler pour un oui, pour un non, ne pas les élaguer sous prétexte de les rajeunir. Aussi il faut profiter de cette modification pour protéger la zone d’emprise sous le houppier avec une bande de protection supplémentaire de 3 mètres et d’interdire l’exhaussement du sol au pied d’un arbre, même s’il n’est pas remarquable. 

Cette modification doit aussi être l’occasion de corriger une incohérence dans le PLU. En effet, concernant les plantations d’arbres dans les nouvelles constructions, il est précisé dans le PLU qu’ils doivent être prioritairement plantés en espace vert de pleine terre. La plantation d’arbres reste malgré tout possible dans des fosses de plantation : arbres de petit développement et de moyen développement ( fosses de 1,30 m X 1,30 m X 1,30 m), arbres de grand développement (fosses de 2 m x 2 m x 2m). 

Or un arbre est ainsi défini dans le PLU : 
  • Arbre de grand développement : Il mesure 15 m de haut minimum à l’âge adulte et nécessite au moins 100 m2 d’espace libre ; dont 20 m2 minimum de pleine terre, répartis régulièrement autour du tronc.
  • Arbre de développement moyen : il mesure 8 à 15 m de haut à l’âge adulte
  • Arbre de petit développement : il mesure 8 m maximum de haut à l’âge adulte.
    
    Il y a donc une incohérence manifeste puisqu’un arbre de grand développement planté dans une fosse de 2x2x2m n’aura que 4 m² de terre (qui ne répond d’ailleurs pas à la définition de pleine terre). Il convient donc de corriger cette incohérence et de n’autoriser que la plantation d’arbuste dans des fosses de minimum 2x2x2xm. N’oublions pas qu’un arbre est un être vivant : ses besoins vitaux doivent être respectés.


Quid des Sanctions ?



Par ailleurs, le promoteur qui a acheté le square public de Pforzheim a saccagé les branches du Hêtre Pourpre parce qu’elles le gênaient. Pourtant il est écrit dans le PLU « l’abattage, l’élagage et toute autre atteinte à l’intégrité de ces arbres[remarquables] (racines etc...) sont interdits ». Pour la bonne information du citoyen, il serait intéressant de savoir quelles suites ont été données par la Ville à cette action d'élagage destructif.

Le sol a par la suite été creusé à proximité du Hêtre Pourpre : la distance de 5 mètres figurant dans le PLU actuel a-t-elle été respectée ? La photo de loin ne rassure guère...
Joli coffrage mais trou béant au pied …

En tout cas, il semble que le PLU n’ait pas beaucoup gêné le promoteur dans son entreprise. Il est donc nécessaire de compléter les articles du PLU relatifs aux sanctions qui seront appliquées en cas de non-respect des articles concernant les arbres. 

Au sujet de la multiplication de programmes de ... 12 logements



Un dernier point, puisque cette modification permet d’adapter le PLU à l’évolution du contexte urbain communal : de nombreux projets immobiliers de ces dernières années affichent un total de 12 logements. Ce nombre de 12 leur permet de respecter l’article L.111-24 du code de l’urbanisme (dans toute opération de construction d'immeubles collectifs de plus de 12 logements ou de plus de 800 m2 de surface de plancher, au moins 30 % des logements familiaux sont des logements locatifs sociaux définis à l'article L. 302-5 dudit code, hors logements financés avec un prêt locatif social). Saint-Maur étant sous-dotée en logements sociaux, il serait intéressant qu’elle baisse dans son PLU la contrainte à 7 logements. 



N'hésitez pas vous aussi à aller donner votre avis ici !

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